• Apocalypto : je ne sais pas trop ce que Mel Gibson a voulu faire avec ce film. Je sais au moins une chose maintenant, c'est que Mel Gibson a des facilités dans le gore comique, donc si un jour il veut se reconvertir dans cette voie, il ne devrait pas avoir trop de problèmes. Film sans réel intérêt.
  • Rocky Balboa : c'est un Rocky, l'histoire n'est pas très originale, il n'y a pas de surprises, mais ça se laisse bien regarder. Avec ses 60 ans je pensais que ça n'allait pas payer de mine, mais Stallone tient encore la forme.
  • INLAND EMPIRE : 3 heures de pure délire lynchien. Ce n'est pas du David Lynch "grand public" comme Dune ou encore Mulholland Drive, mais du Lynch façon Lost Highway ou Eraserhead. INLAND EMPIRE commence bizarrement, puis pendant une demie-heure on a l'impression de suivre une histoire à peu près normale, et après ça se gâte. Pendant une heure encore j'ai essayer de mettre les bouts ensemble puis j'ai abandonné, j'ai continué à regarder le film sans me poser de questions. C'est du film abstrait de chez abstrait, ce qui est intéressant c'est que chacun peut y voir un peu ce qu'il veut, je pense d'ailleurs que Lynch a mis une bonne tonne d'idées dans ce film, donc suivant lesquelles on capte on obtient une vision différente du film. En fait, je dirais que ce n'est pas le genre de film où le réalisateur veut nous montrer son point de vue sur quelque chose, nous faire comprendre quelque chose, mais plutôt nous rendre actif dans l'histoire que raconte le film en nous forçant à nous approprier le contenu pour en faire ce que l'on souhaite. Et il y arrive en nous montrant une oeuvre où il n'y a rien à comprendre directement, donc une fois que l'on arrête d'essayer de comprendre ce que le réalisateur veut dire, on peut partir sur une interprétation personnelle. Je ne sais pas si c'est la qualité de l'image (très variable (peut-être parce que c'était filmé avec une mini-dv)), mais certains passage m'ont fait penser à Cremaster niveau ambiance (pourtant ça n'a rien à voir, peut-être jusque parce que je me suis tapé la majorité des Cremaster avec des vidéos de mauvaise qualité). J'ai été étonné par le nombre de personnes dans la salle quand je suis arrivé, mais à la fin du film, on était un nombre un peu plus normal (je dirais entre 50 et 70% de personnes en moins), je n'ai jamais vu autant de gens partir pendant un film (d'ailleurs c'est un peu chiants tous ces mouvements/bruits pendant un film). Vous l'aurez compris, c'est un film à réserver aux amateurs du genre.
  • Blanche Neige, La Suite : c'est marrant, c'est très gras et c'est un peu nul. Du mixage de contes de fée à la pelle, un prince charmant qui veut juste tirer un coup et qui en a marre de devoir "ressusciter" les princesses, des nains pas très catholiques, une bonne fée pas si bonne que ça, un ogre normal (qui a faim donc) et une Blanche Neige innocente (et c'est bien la seule), voilà les éléments du film.
  • Babel : ce film relate les effets d'actes stupides associés à un manque de communication, un refus de compréhension. Une histoire qui lie le cour de la vie de plusieurs personnes à travers le monde, le tout dans des décors superbes (mexique, maroc, tokyo). C'est la 3ème fois que le réalisateur Alejandro González Inárritu nous fait un film sur les destins croisés (Amours chiennes (je ne l'ai pas vu celui-là) et 21 grammes) et ça marche plutôt bien, un film à voir.
  • Hannibal Lecter : les origines du mal : ce film raconte l'enfance d'Hannibal, ce qui lui est arrivé et pourquoi il est devenu tel que nous le connaissons. L'idée de départ est bonne, mais le film nous raconte que trop superficiellement cette histoire, je n'ai vraiment pas accroché. On voit juste rapidement ce qui est arrivé à Hannibal et ensuite il se venge. C'est plat, c'est nul.
  • Ghost Rider : tiré d'un comic de chez Marvel (a qui on doit aussi Dare Devil, Spider-man, Hulk, X-Men…). Cette adaptation ciné (un peu comme celles des autres comics) ne va pas chercher très loin. On prend des acteurs connus et présentant bien (Nicolas Cage, Eva Mendes), on bourre à fond les effets spécieux (très joli d'ailleurs), et on diffuse. C'est beau, c'est niait, c'est pas terrible. Cage dégomme ses adversaires en 15 secondes (trop léger), la pseudo histoire d'amour avec Eva se passe en 15 secondes (trop court), la mise en place de la psychologie du Rider se passe en 15 secondes (j'ai connu plus profond), à tout ça il fait rajouter 15 secondes de scénario. Bref, ce serait pas mal qu'ils se mettent à bosser un de ces jours à Hollywood, histoire d'avoir de vrai films.